Samedi 3 mai 2025, 18h, Fontaine des Innocents, Paris, métro Châtelet-les-Halles.
OUTrans s’associe aux organisations trans, féministes et politiques pour appeler à manifester samedi 3 mais contre l’Internationale transphobe.

Voici le texte d’appel :
Partout dans le monde, une offensive politique coordonnée cherche à criminaliser les personnes trans et à imposer des contrôles autoritaires sur nos corps, nos vies, nos droits.
Le 16 avril 2025, la Cour suprême britannique a déclaré que les femmes trans ne sont pas les égales des femmes cis. Aux États-Unis, la politique transphobe de Trump et de Musk prend de l’ampleur et bafoue nos droits fondamentaux. D’autres pays comme l’Italie avec Melloni ont passé des lois LGBTQIA+phobes.
La Hongrie qui promulguedes lois LGBTQIA+phobes nous interdit de manifester pour nos droits en n’autorisant pas la Pride. Autre exemple, la transphobie décomplexée des responsables politiques français et des lois sur les mineur·e·s.
Le nombre d’agressions et de meurtres sur la communauté trans est grandissante. Les attaques transphobes d’Elon Musk et JK Rowling ré-engendrent encore plus de violences à notre encontre et cela en toute impunité.
Tout cela crée et reproduit un contexte dangereux pour nos communautés partout dans le monde.
États, médias, coupables, vous avez du sang sur les mains.
Ces attaques s’inscrivent dans un climat politique global où le capitalisme colonial et patriarcal renforce le contrôle des corps, des genres et des sexualités et se maintient à travers l’autoritarisme, la répression et la deshumanisation.
Nos droits, nos vies, nos corps sont en danger et nous devons riposter.
Sara Millerey, femme trans colombienne, torturée et jetée dans la rivière, victime d’un meurtre transphobe cruel. Ce meurtre est la conséquence de ces politiques transphobes. Depuis plusieurs années les meurtres transphobes se sont démultipliés et il devient extrêmement urgent de réagir à ces assauts sur nos vies en nous défendant collectivement, en adelphité, et force !
En France aussi, nous comptons nos mort·es. Les personnes trans sont plus exposées au suicide que la population générale. La précarité, le chômage, les violences administratives, les violences institutionnelles, les violences médicales et les violences policières sont notre quotidien. Avec 24 mort·es en 2024, la France se place 6e pays mondial où il y a le plus de décès, qui sont dû à la transphobie. La majorité de ces victimes sont des personnes trans fem racisé·e·s ou exerçant le travail du sexe.
Trans, on meurt, l’indifférence demeure.
Nous dénonçons la criminalisation internationale et transphobe du travail du sexe, qui précarise et met en danger la vie des personnes trans. Nous sommes privés des droits sociaux fondamentaux (nous n’avons pas d’aide aux logements, de mutuelle ou encore de protection de notre travail). Avec la loi de 2016 et la loi contre le proxénétisme, les politiques ont décidés de criminaliser toute solidarité entre travailleur·euses du sexe dont les effets néfastes se font largement sentir. Nous l’avons vue avec le meurtre de Géraldine l’année dernière. Aussi, on constate le harcèlement des TDS au cours de l’année passé avec dix TDS qui ont été assassiné·e·s dans le cadre de leur travail.
Pas de féminisme sans les travalleur·euses du sexe !
La France, en plus de pratiquer des politiques sécuritaires, engage un harcèlement des personnes migrantes, comme nous avons pu le constater à la Gaieté Lyrique. L’islamophobie est très présente dans le paysage politique français. Ce même gouvernement transphobe et le même gouvernement qui attaque les personnes musulmanes et les personnes migrantes. Nous ne sommes pas dupes, l’extrême droite est déjà Là. Nous n’oublions pas nos sœurs et nos adelphes au Congo, au Yémen, en Palestine et en Kanaky.
Face a l’internationale transphobe et fasciste, riposte unitaire !
